Mode de gestion

Une analyse de la répartition des compétences a été réalisé sur le territoire des Côtiers granvillais. Cette analyse a montré que jusqu’à présent, les compétences se sont réparties au fur et à mesure de la création des structures. Cette organisation est caractéristique d’un mode de gestion verticale et a, pour principale corollaire, de créer un nombre important d’acteurs travaillant chacun dans leur domaine d’application.

Si certes, ce mode d’organisation a permis de faire des progrès considérables dans les domaines de l’eau potable et de l’assainissement, notamment du point de vue sanitaire, un tel mode n’est en aucun cas adapté à la mise en place de démarche transversale sur des territoires aussi vastes que ceux formés par les bassins versants.

A ce premier constat, est venu s’ajouter celui mettant en évidence un désengagement progressif de l’État. L’assistance des services déconcentrés, prévue par les lois de décentralisation en compensation des transferts de compétences n’est plus apportée aux collectivités. Ce désengagement des services de l’État pose une réelle difficulté aux petites collectivités qui pouvaient grâce à cette assistance engager des projets, en disposant des compétences du personnel des services de l’État.

Face à ces constats, et aux vues des impératifs qu’impose la reconquête de la qualité de l’eau, les élus du Pays Granvillais ont décidé de créer une structure dédiée à cet ambitieux objectif. Cette structure, nommée Syndicat Mixte des Bassins versants des Côtiers Granvillais a pour principale mission de garantir auprès des organismes institutionnels et des usagers, la cohérence des actions engagées sur le territoire par l’ensemble des acteurs pour atteindre les objectifs de reconquête de la qualité de l’eau.