Préservation des ressources Opération limitation des transferts vers les cours d’eau
« Mon sol, j’en prends soin pour éviter l’érosion »

Cette opération est née des constats qui ont pu être effectués suite aux observations faites sur le terrain et qui ont été confirmés par les modélisations effectuées dans le cadre du projet Life Environnement Mareclean pour hiérarchiser les sources de pollution.
L’exercice de hiérarchisation des sources de pollution a, en effet, démontré que les apports des fleuves côtiers avaient au même titre que les déversements d’eaux usées un impact fort sur la qualité des eaux littorales et par voie de conséquence sur le maintien des usages sur la frange littorale des Côtiers granvillais, en particulier dans la baie de Granville – Jullouville.

Face à ces constats, il a été décidé - pour répondre aux enjeux non seulement littoraux (maintien des usages récréatifs : baignade et pêche à pied), mais également continentaux (préservation de la ressource en eau et de la fonctionnalité des milieux aquatiques) - d’engager une étude sur une zone test.

Pour ce faire, le SMBCG ne disposant ni des compétences en son sein, ni des outils adaptés pour ce type d’exercices, a décidé d’établir un partenariat avec le laboratoire GEOPHEN de l’Université de CAEN. Cette étude a été confiée à un étudiant de Master 1. Elle s’est déroulée sur une zone test située sur le bassin versant du Thar, à l’amont de la prise d’eau du Syndicat de Production d’Eau du Thar. Elle a permis de cartographier les ilots culturaux présentant les plus forts risques de ruissellement érosif.

Convaincu par les résultats de cette première étude, le SMBCG a souhaité développer une démarche plus complète sur la limitation des transferts. Au cours de l’année 2008, plusieurs réunions se sont déroulées afin d’atteindre cet objectif. Le partenariat a été étendu aux institutions représentantes du milieu agricole (CRDA de la Baie et Chambre d’agriculture de la Manche). La genèse de ce projet a été décrite dans le rapport d’activités 2008 de la cellule d’animation du SMBCG.

Le projet de limitation des transferts vers les cours d’eau a été élaboré au cours de l’année 2008. Trois bassins versants sur les 12, composant le territoire des Côtiers granvillais ont été retenus au vu des enjeux environnementaux identifiés sur ces derniers

Bilan chiffré de l’opération limitation des transferts

  • 100 exploitants ont participés au moins 1 fois à une action ( sur 120 identifiés) soit 83% de participation
  • 86% des terres labourables des bv concernés
  • 87% des parcelles à risques identifiés lors du diagnostic
  • 12 exploitants impliqués dans les 3 comités d’organisation
  • 13 réunions bout de champ
  • 8 réunions en salle
  • 16 documents techniques réalisés et distribués
  • 1255 ml de haies sur talus réalisés

2014, naissance d’un nouveau projet

Forts de cette première expérience, et conscients que le contexte agricole notamment laitier est en pleine mutation, les agriculteurs responsables du projet ont souhaité poursuivre la démarche et mettre en place un nouveau projet pour accompagner les agriculteurs dans leur réflexion sur leur système d’exploitation.

La Ruche

Douze agriculteurs du territoire granvillais forment "la ruche". Des agriculteurs chercheurs testent, partagent, échangent en groupe des nouvelles connaissances pour les diffuser plus largement ensuite. Ils sont producteurs de lait, viande bovine, porcs, volailles de chair, en production sous label ou en agriculture biologique. Installés depuis quelques mois jusqu'à plus de 30 ans, les membres forment un groupe hétérogène.

L'Agro-écologie comme piste de travail

L’agro-écologie consiste à maximiser les services écosystémiques pour obtenir des systèmes performants et moins dépendants de facteurs externes. Il s’agit de les optimiser en les intégrant à l’échelle du système pour en tirer profit. Actuellement, la recherche et le développement en France n’offrent pas de solutions « clés en main ». Il n’y a pas de recettes. C'est une opportunité pour les agriculteurs de construire l'agro-écologie de leur territoire en travaillant et partageant entre eux leurs expériences.

L'objectif de ces tests

Conforter l'autonomie en protéines des agriculteurs tout en utilisant des matériels disponibles dans le secteur au moment de l'implantation.

Pour aller + loin

L'actualité de cette opération est également à suivre sur les sites de nos partenaires :